On voit des jeunes à la recherche du diamant
On voit des jeunes à la recherche du diamant

Depuis plusieurs années, le diamant est exploité à plein régime au Kwango, dans différents endroits appelés carrières ainsi que dans de nombreuses rivières comme le Kwango, la Tungila, la Gombe, la Dinini ainsi que leurs affluents. Il n’est pas faux d’affirmer aujourd’hui que de centaines de milliers de carats ont été extraits de leurs milieux naturels pour prendre des directions inconnues, allant enrichir des hommes et des pays que nous ne pouvons pas connaître.

Si en grande partie le diamant est exploité de manière artisanale, nous savons qu’il existe des sociétés qui utilisent du matériel industriel. Ces sociétés ont même promis de contribuer au développement de la région. Ainsi la « construction pour la fin 2007 d’un pont sur la rivière Mbandu devant relier la cité de Tembo et la localité de Mawangu et, à moyen terme, d’un centre de santé à Mawangu ». En plus on parlait de l’encadrement technique des exploitants artisanaux, de leur incitation au regroupement en coopérative pour renforcer leurs capacités à produire et promouvoir l’émergence d’une classe moyenne congolaise du secteur minier.

Jusqu’à ce jour, ces projets ne sont pas réalisés. Alors, nous ne savons pas à qui profite la production du diamant de la région ? En principe, on aurait vu les routes se construire, les hôpitaux s’organiser, les écoles prendre un autre visage, etc. Mais en se rendant dans la région, c’est la désolation. Les jeunes ont abandonné les villages pour des carrières. Ceux qui sont restés doivent faire des longs trajets, à pied, vers Tembo pour aller vendre quelques produits de leurs champs. Les sociétés d’exploitation n’empruntent pas la route, ils utilisent des hélicoptères. « Nous voyons ces hélicoptères atterrir à la carrière, mais nous ne savons pas d’où ils viennent », affirmait un «creuseur» de diamant. L’extraction du diamant laisse des cicatrices dans les différents sites d’exploitation : on y voit des trous béants et impressionnants qui ne seront jamais comblés, des immenses étendus de forêts sont coupées pour créer de petits hameaux où dorment les exploitants de diamants. Ces hameaux sont vite abandonnés dès que la carrière n’est plus productive. A qui devons-nous nous adresser pour que nous puissions réclamer ce qui nous est dû ? Peut-on espérer qu’un jour il y aura une maîtrise de la gestion des ressources minières au Kwango ? Il faut que les Kwangolais ouvrent l’œil.

 

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