Qui sera le premier gouverneur du Kwango ?
Qui sera le premier gouverneur du Kwango ?

Qui sera le premier gouverneur du Kwango ? Telle est la question qui reste pendante sur les lèvres d’un grand nombre de Kwangolais. Après l’éclatement de la province-mère du Bandundu, 3 nouvelles provinces ont vu le jour : le Kwango, le Kwilu et le Mai-ndombe. Chaque province aura son propre gouverneur. Jean Kamisendu, ancien gouverneur de la défunte province est du Kwilu. Il a manifesté l’intention de présenter sa candidature comme gouverneur du Kwilu. Il y aura évidemment d’autres candidats.

Au Kwango, une grande question tient toute la population locale et même nationale  en haleine: Qui sera le premier gouverneur du Kwango ?

 Le week-end du 1er et 2 août, on pouvait constater à Kenge la présence de plusieurs personnalités : Albert Kutekala, Romain Kasuwa, Gérome Kawuka, Nazayabwa, Kazwazwa, etc, pour ne citer que ceux-là. Tous ont l’ambition de devenir gouverneur et la tension est palpable. Parmi eux, il y a des députés provinciaux venus de Bandundu. Ils sont 24. Ces derniers, accompagnés de leurs familles, ont fait escale à Kenge où ils attendent leur prochaine affectation. Entre-temps ils essaient de se mêler à la population qui, semble-t-il, leur demande de comptes. La cité de Kenge n’ayant aucune structure d’accueil, les nouveaux arrivés ont du mal à se loger et à se nourrir. Leur présence à Kenge a fait flamber les prix de biens de première nécessité : le loyer a doublé, le manioc est introuvable, le riz, le pain, le pétrole qui viennent de Kinshasa coûtent plus chers que d’habitude. La population reproche à ces nouveaux habitants de n’avoir pas investi dans leur région, alors qu’ils sont restés au moins 8 ans au pouvoir. Certains d’entre eux logent dans des habitations de fortune.

 En se référant aux profils des candidats connus au poste de gouverneur, les Kwangolais disent que personne d’entre eux n’a présenté un projet de société. Ils n’ont aucune ambition de travailler pour le développement du Kwango, mais pour leurs propres intérêts. Évidemment la campagne électorale où chacun présente ses idées n’a pas encore commencé, mais comme les candidats sont connus et qu’on connaît leurs œuvres et la manière dont ils travaillent, il est difficile de s’attendre à une révolution se dit la population rencontrée.

 Entourée d’érosions, sans eau, sans électricité, Kenge est une cité rurale qui n’a pas d’infrastructures dignes de ce nom et les maisons sont, pour la plus part de cas, en pisé. Si le chef-lieu présente un visage de misère, le Kwango intérieur est difficile à décrire. Qui sera le premier gouverneur du Kwango qui aura le projet et l’ambition de relever le défit ?

 D’après le calendrier nouvellement modifié par la commission électorale indépendante, le dépôt des candidature au poste de gouverneur est prolongé jusqu’au 21 août, l’élection elle-même se déroulera le 6 octobre et les résultats définitifs seront connus le 22 octobre.

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