Le mois de février 2016 est celui de tous les dangers. Des marches sont en vue
Le mois de février 2016 est celui de tous les dangers. Des marches sont en vue

Le mois de février risque d’être un mois de confrontation et de dangers. Les événements à venir sont en préparation. Pour ces événements, plusieurs acteurs se mettent déjà en scène. Tous se préparent en conséquence. Voici les acteurs : 1. La majorité présidentielle, 2. L’opposition, 3. L’Eglise catholique et la société civile.

Le scénario : Trois différentes marches gigantesques distinctes : 1. Marche de l’opposition pour le respect de la constitution : le 18 février; 2. Marche de la Majorité Présidentielle pour soutenir le dialogue : le 18 février.

  1. Marche de l’Eglise catholique pour le respect strict de la constitution et pour commémorer les martyrs chrétiens de la démocratie tombés en 1992 : le 16 février.

Pour que toutes ces marches aient effectivement lieu, chaque groupe d’acteurs gonfle ses muscles avec ses troupes : les jeunes.

Du côté de l’Eglise catholique, c’est devenu une habitude que les chrétiens marchent pour commémorer les martyrs morts pour la démocratie le 16 février 1992. Cette année, il s’agira en même temps de défendre la constitution. Il n’est pas exclu que parmi les marcheurs, il y ait de voyous qui profitent de l’occasion pour commettre des forfaits et affrontent ceux qui veulent leur barrer la route.

La Majorité présidentielle est prête aussi. Elle marchera à deux dates : le 16 et le 18 février. Le but est de soutenir le dialogue convoqué par Joseph Kabila. Ici les militants sont à l’affut : au moindre incident, ils n’hésiteront pas de se défendre.

L’opposition maintient sa marche au 18 février. Il faut rappeler qu’il est difficile de savoir exactement qui fait partie de l’opposition. Il y a le Front de l’opposition pro-dialogue national, l’opposition nationaliste et citoyenne, la Dynamique de l’opposition, l’opposition républicaine, sans compter celle qui se dit « la vraie », le Front Citoyen 2016, etc. Parmi ceux qui se disent opposants, il y en qui sont au pouvoir. Si les jeunes de l’Opposition et ceux de la Majorité se rencontrent, l’affrontement sera inévitable. Tout le monde connait le résultat de ces affrontements : des blessés et parfois des morts.

Entre-temps, le député congolais, Martin Fayulu, patron de l’Ecide, annonce une forte mobilisation le 19 janvier 2016 pour commémorer la répression des manifestations de janvier 2015 contre la loi électorale. S’agit-il d’une préparation à la marche du 18 février ?

Mais pour le commun des mortels, la question est toujours la même : les élections auront-elles lieu en 2016. A la vue de nombreux faits, on a l’impression que ni l’Opposition, ni la Majorité présidentielle ne veux d’elles.

 

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