Le manioc est à la base des habitudes alimentaires du Kwango
Le manioc est à la base de la gastronomie du Kwango

La Gastronomie et les habitudes alimentaires  dans le Kwango constituent un domaine à part entière. Dans le Kwango, les gens mangent en général ce qu’ils cultivent dans leurs champs. La nourriture principale est faite à base de la farine de manioc. Le manioc est une plante originaire de l’Amérique latine, mais aujourd’hui, elle est très répandue en Afrique. Avec la farine de manioc, on prépare ce que l’on appelle communément le « fufu ». Les feuilles de manioc sont des légumes très appréciés.

En plus du manioc, les gens cultivent les arachides, la patate douce, les ignames, le taro, le poivre, le riz et des innombrables fruits dont les oranges, les mangues, les papayes, les goyaves, les bananes, etc. Dans les différentes rivières comme le Kwango, la Wamba, la Bakali et tous leurs affluents, on trouve une grande quantité de poissons. Le long de ces rivières, il est agréable de croiser des pécheurs, souvent la nuit, car le jour, les poissons voient bien.
Dans la région, on trouve le Mfumbwa, un légume qui se prépare de différente manière. Nous reprenons intégralement ci-dessous, un texte que nous avons trouvé dans un site de chez nous, le potentiel du 2 avril 2008, qui donne le vertus térapeutiques de ce légume.

Le Mfumbwa, une feuille aux multiples vertus
Par Reymond Senga Kosi, le potentiel du 2 avril 2008

De son nom scientifique Gnetum Africanum, le « Mfumbwa » ou « Koko » occupe, pour des raisons différentes, une place très importante dans les régimes alimentaires des populations africaines. C’est une feuille comestible issue de la végétation spontanée et qui est particulièrement appréciée pour la consommation. Sa zone géographique de répartition s’étend de la RDC, au Nigeria, au Cameroun, à la République Centrafricaine, au Gabon, au Congo, jusqu’en Angola.

Selon les nutritionnistes, les feuillages du Mfumbwa contiennent des acides aminés qui sont une source importante de protéines. Leur contenu minéral est également très important comme valeur nutritive. Les feuilles peuvent être utilisées comme médicament contre le surpoids (obésité). C‘est surtout pour sa valeur nutritive que le gnetum est particulièrement prisé. Les feuilles peuvent être consommées crues ou bien, finement hachées et ajoutées dans les soupes et les ragoûts. Les feuilles des deux espèces ont une grande valeur nutritive. A ce propos, une enquête menée par le Centre pour la recherche forestière internationale (Cifor), a démontré qu‘un kilogramme de gnetum contient 60 grammes de protéines, 13 grammes de lipides, 216 grammes de glucides, 130 milligrammes de calcium et près de 6 grammes de fer. Les nutritionnistes expliquent à ce sujet que certains de ces nutriments aident l‘organisme à ce défendre contre de potentielles attaques, à construire les cellules, ainsi que les os et les dents, comme le calcium, par exemple. D’autres recherchés menées autour de la même plante révèlent qu’au Nigeria, on utilise les feuilles de gnetum comme traitement contre la dilatation de la rate, le mal de gorge ou comme cathartique (Purgatif). A Ubangi en République démocratique du Congo, on s‘en sert comme remède contre la nausée et on le considère comme antidote contre certains types de poison. Au Congo Brazzaville, les feuilles des deux espèces de gnetum servent de pansement contre les verrues et les furoncles et leurs boutures sont à la base de tisanes soulageant les douleurs liées à l‘accouchement.

L’on note également que le gnetum africanum est utilisé comme plante médicinale au Mozambique. En outre, que le Mfumbwa fait partie du groupe dit « produits forestiers non ligneux». Son importance est aussi remarquable au niveau des économies que locales. Non seulement les marchés locaux sont fournis mais le Mfumbwa est aussi exporté vers l’Europe et l’Amérique pour servir la diaspora africaine. Mais c’est aussi une plante en péril en RDC, souligne le magazine La Voix du Congo. La consommation actuelle du mfumbwa en RDC est tellement élevée qu’elle menace l’existence des espèces spontanées. Il y a même des régions où ces plantes ont complètement disparu. D’où la nécessité de créer une banque de gènes pour sauvegarder les souches des populations sauvages de ces espèces et développer les recherches. Il faudrait vulgariser parallèlement auprès des cueilleurs, des techniques de collecte non destructives. Une autre idée est de stimuler une plantation locale de Mfumbwa pour éviter les coupes illimitées dans la forêt, mais le Mfumbwa n’est pas encore ‘domestiqué’.

Autres habitudes alimentaires : Les différents fruits plantés dans la région

Comme nous le savons, le Kwango est une région à vocation agricole. Les habitants de la région ont toujours planté de nombreux fruits, comme la papaye, la mangue, le safou, l’ananas, la mandarine, le pamplemousse, la banane, etc. De nombreux paysans se sont découragés de faire certaines cultures, car ils ne trouvent pas la possibilité d’évacuer les produits récoltés. Les routes sont tellement impraticables que les commerçants ne se montrent plus. Ce qui fait dans certains endroits, les gens ont presque perdu l’habitude de planter des arbres fruitiers. Ceux qu’ils plantent servent à l’alimentation immédiate. C’est dans ce sens aussi que se justifie l’agriculture de subsistance. Il faut rappeler aussi que le sol du Kwango convient pour la culture des fruits. Dans les vallées luxuriantes de grandes rivières, les hommes avertis peuvent rapporter de grandes récoltes.

.

0saves
Lekwango vous remercie. Si vous avez apprécié cet article, vous pouvez laisser un commentaire en bas ou souscrire au flux RSS afin de recevoir les prochains articles directement dans votre lecteur de flux.