Un regard sur le passé du collège
Quelques bâtiments du collège Ntemo. Ici des dortoirs pour élèves
Quelques bâtiments du collège Ntemo. Ici des dortoirs pour élèves

1. LE PETIT SAINT LOUIS GONZAGUE DE KINGUNDA.

Le diocèse de Popokabaka n’existant pas à cette époque, les missionnaires du Kwango, préoccupé s de la formation du clergé de leur région, envoyaient leurs candidats dans le Bas-Congo, au Petit Séminaire de Lemfu. Là, hélas ! Ils souffraient du dépaysement, des lacunes de leur préparation scolaire, de leur petit nombre et se trouvaient pris entre deux feux, à savoir la conception pastorale d’un Séminaire par les responsables qui les avaient envoyés et celle de ceux qui les avaient reçus. Les responsables du Kwango voulaient former le plus possible de jeunes gens qu’ils jugeaient aptes au sacerdoce, et les responsables du Séminaire voulaient donnaient une formation sacerdotale et humaine aussi forte que celle qu’ils avaient eux-mêmes reçue.

Or la réalité était que les écoles du Kwango, vu les circonstances, étaient plus faibles que celles de Kisantu, ce qui produisit des situations semblables à celle que rapporte le P. Jan Evers : « Je me rappelle le vif mécontentement du Père Schöller, directeur du Petit Séminaire de Lemfu durant ma régence en 1956-58, parce que le P ; Léon De Beir venu un peu avant le début de l’année scolaire ‘avait parachuté’ un groupe important de candidats du Kwango, dont plusieurs , à son avis, ne semblaient pas avoir des bases scolaires suffisantes. Je me rappelle aussi la visite du P. Hilaire Nassens, venu se renseigner sur la formation donnée à Lemfu, en vue de la création d’un Institut d’enseignement. J’ai cru comprendre qu’il s’agissait d’un séminaire pour les aspirants prêtres Kwangolais »[2]

En 1958, le P. Hilaire Naessens, tout en résidant à Kingunda dont il est le Supérieur a aussi reçu les charges de directeur de l’école primaire et de l’école pédagogique de 3 ans qui s’y trouvent. Il a le P. Robert Hermans comme directeur-adjoint de l’école pédagogique ; A cela s’ajoute la charge de supérieur de la Mission de Kasongo-Lunda. En cette même année, sur indication de Mgr Alphonse Verwimp, il ouvre à Kingunda, avec 26 élèves, le Petit Séminaire dont il devient le premier Recteur. « J’ai obtenu, en 1958, l’autorisation de commencer l’enseignement. Une partie des bâtiments de l’école pédagogique nous servaient de classes et de chapelle.. Le P. Jan Thienpont construisait les dortoirs nécessaires. La fondation devenait ‘Petit Séminaire Saint Louis de Gonzague’ titre choisi par Mgr Verwimp.

Il n’a pas été question d’un collège pendant les deux premières années (1958-60) même si l a population le demandait : il était, en effet, impossible de faire les deux »[3] Pour la période 1959-1960, nous lions dans le ‘catalogue’ de la Vice-Province de l’Afrique Centrale de la Compagnie de Jésus : supérieur Hilaire Naessens (congé) Henri Bailleul (intérim : il est supérieur Régional et réside à Popokabaka) ; P. Hugo Beyens, professeur de 6ème latine, P. Carlos Depoorter : directeur-adjoint de l’école pédagogique. P. Charles Van den Bergen, le P. Jan Thienpont et un abbé. –Le P. Robert Hermans est allé faire sa théologie au Théologat de la Compagnie à Leuven (Belgique). Le Petit Séminaire compte 48 élèves.

Pour la période 1960-61, le P. Hilaire reprend ses fonctions de supérieur de Kingunda et de Kasongo-Lunda, de directeur du Séminaire, de l’école primaire et de l’école pédagogique. Le P. Hugo Beyens reste professeur de 6ème Latine. Le P. Carlos Depoorter, directeur-adjoint de l’école pédagogique, devient responsable de la classe préparatoire du futur collège. Pas un mot d’une 5ème Latine. Les élèves sont 20. Arrêtons-nous un instant pour voir les choses de plus près. L’analyse des données de l’année 1960-1961 comparées à celle de 1959-1960 révèle trois éléments :

1. On ne parle plus du Petit Séminaire, mais de collège qui se nommera collège Saint Paul en 1961.
2. On n’ouvre pas de 5ème Latine, alors que la progression normale l’exigerait.
3. Le nombre des élèves tombe de 48 à 20 !

Que s’est-il passé pendant l’année 1959-1960 ? Ce que nous appellerons aujourd’hui »une blague d’étudiants » ou « un manquement à la discipline » fut interprété par l’autorité du Séminaire qui renvoya tous les élèves sauf quelques uns qui partiront pour Lemfu. Il faut comprendre que le contexte politique de 1959-60, le passage du statut de colonie à celui d’Etat Indépendant pouvait bien chauffer les esprits des uns et des autres. Que les élèves « en occupant à l’église les places réservées aux moniteurs « aient voulu leur faire comprendre qu’ils devaient les ‘maîtres du jeu’ et que, par ailleurs, les autorités n’aient su garder leur calme et reprendre avec douceur et fermeté le contrôle de la situation, c’est possible et compréhensible dans les circonstances- là. Nous n’avons pas à en juger mais à entériner, sans dramatiser, ce qu’on appela ‘la révolte des élèves’, ou ‘la grève des grève des élèves’ : le fait même de deux appellations pour un événement identique montre à l’évidence que personne ne savait exactement ce qui s’était passé.

Voyons : le P. P. Hugo Beyens, professeur au Séminaire, qui était en congé en Belgique, en a vaguement entendu parler comme une réclamation des élèves à propos de nourriture. Le P. Jan Evers, arrivé en 1961, n’entendait parler que d’une sorte de révolte ou de grève des élèves. Le P. Marc Buysse, lui, ne se souvient de rien et le P. Vincent Van Haelst, arrivé en 1962 rapporte seulement le fait de l’occupation des places des moniteurs par les élèves à l’église.

2. DU PETIT SEMINAIRE SAINT LOUIS DE GONZAGUE AU COLLEGE SAINT PAUL.

Après trois ans existence (1958-61), le Petit Séminaire Saint Louis de Gonzague devenait le Collège Saint Paul. Les humanités Gréco-latines cédaient la place aux humanités litéraires. Le P. Hilaire Naessens était supérieur de Kingunda, directeur du collège commencé (Collegii inchoati), le P. Hugo Beyens, professeur de 6ème Latine, le P. Xavier Paricio, professeur de 5ème Latine, le P. Marc Buysse, professeur de 1ère C.O. et le P. Alian Van der Beken, surveillant et professeur du collège. Le collège comprenait 99 élèves. Au début de l’année scolaire 1962-63 arrivent deux nouveaux professeurs pour le collège : les Pères Vincent Van Haelst, professeur de 4ème Latine et le P. Léonard Le Clair (Canadien), professeur d’anglais et de mathématique. Le collège à 136 élèves en humanités.

En 1963-64, les deux jeunes Pères Xavier Paricio et Léonard Le Clair sont remplacés par le P. Hubert Van Roy, comme professeur de 3ème Latine et animateur spirituel et le P. Frans Rens, comme surveillant et professeur. Le collège compte 146 élèves. En 1964-65, les Pères Hugo Beyens et Vincent Van Haelst quittent le collège. 4 nouveaux arrivent : les Pères Clément Poelmans, professeur de poésie, Maurice Delbaere, préfet de discipline, professeur d’anglais et de mathématique, Robert Hermans, revient comme professeur du C.O. et Jean-Marie Aresti, professeur. Le collège compte 150 élèves. En 1965-66, nouveau changement : le P. Hilaire Naessens, supérieur de Kingunda devient Vice-recteur du collège Saint Paul. Les Pères Robert Hermans et Jean marie Aresti quittent le collège et y arrivent le P. Jan Evers, professeur de rhétorique et Alphonse Ntenda, professeur. Les élèves sont 113 selon les catalogues, ce qui est certainement une erreur nous confirme le P. Jan Evers.

3. TRACTATIONS ET TRANSFERT DU COLLEGE DE KINGUNDA A KASONGO-LUNDA

Depuis 1958, les autorités Kwangolaises et sa population ne cessaient de harceler les Jésuites pour obtenir un collège, exigeant qu’ils forment la jeunesse sur le territoire des Bayaka et non plus chez leurs voisins Bakongo. Les Jésuites se virent obligés de répondre favorablement. Déjà le 8 août 1958, le P. Victor Mertens sollicitait auprès du M. le conservateur des Titres Fonciers, un terrain de 2 ha et 44 a pour l’établissement du collège. La demande du Père Victor Mertens sera reçue favorablement par M.. De Smedt, Conservateur des Titres Fonciers. En 1959, à la vielle de l’indépendance, la demande devient de plus en plus pressante, mais reste sans réponse. Lors de son voyage en Belgiqu en 1959, le roi des Bayaka Panzu Mfumukulu demanda aux autorités de la Compagnie de Jésus qu’un collège soit bâti sur ses terres, plus précisément à Kasongo-Lunda. Le P. Provinciale et Mgr Verwimp accueillirent favorablement la demande du Kyaambvu. Mgr Verwimp avait donné son accord afin que les séminaristes Bayaka[4] soient formés au collège à construire.

En mai 1960, le P. Victor Mertens décida la construction du collège de Kasongo-Lunda. Sa lettre[5] au P. Général est une d’une importance capitale pour saisir les enjeux de la fondation d’une institution scolaire au pays des Bayaka. C’est à partir de 1962 que le P. Henri Bailleul, supérieur Régional résidant à Popokabaka, s’installe à Kasongo-Lunda pour superviser la construction des premiers bâtiments du collège, d’après les plans du Frère De Queker, Cicm : il s’agit d’un bloc de huit classes ( à gauche du hall d’entrée) et du bâtiment parallèle lui faisant face ( affecté en 1987, aux classes de C.O., au labo de physique et à la salle d’étude). Le premier chef de chantier ne maîtrisant pas la technique de fermes (charpentes) du toit, un affaiblissement s’est produit au dessus de chaque local d’où la dénomination ironique de ‘pagode’ pour les bâtiments des classes.

Ce n’est qu’en 1964 qu’arrivera le Frère Sabino Otano, grand spécialiste en la matière, qui a achevé le collège. Après avoir pourvu aux nécessités intellectuelles et matérielles des membres visibles du corps mystique du Christ, le dernier bâtiment construit fut la chapelle où le Seigneur repose. Saint Thomas d’Aquin aurait dit : Quod primum in intentione, ultimum in exsecutione…

Les fonds de construction ont été supportés par l’UNESCO, le gouvernement Hollandais et la Vice-Province d’Afrique Centrale. M. Albert Delvaux dit Mafuta Kizola, à l’époque Ministre des Travaux Publics avait soutenu le projet. Voici un extrait de sa lettre : Je recommande très chaleureusement le R.P. Bailleul à toutes personnes et organismes qui voudront bien aider dans l’œuvre dont il s’occupe, celle de l’avènement du collège de Kasongo-Lunda, en Province du Kwango, République Démocratique du Congo. Les constructions de ce collège qui ont été entamées avec le concours de l’ONU et de l’UNESCO, mais la continuation et l’achèvement se heurtent actuellement à des difficultés de financement. Ce collège est de la plus grande importance pour les populations sud-Kwango, populations paisibles et laborieuses, et qui aspirent légitimement à voir donner à leurs enfants une éducation et un enseignement décents. C’est l’œuvre à la quelle le R.P. Bailleul s’est consacrée et à laquelle au nom des populations du Kwango, je m’associe entièrement. Au nom de ces populations du Kwango, j’exprime dès à présent toute notre reconnaissance pour le concours qui nous seront accordés[6]

M. Le Ministre de l’Education Nationale du Gouvernement Central a soutenu aussi, pour sa part, le projet de construction du collège[7]. Le déménagement du collège de Kingunda à Kasongo-Lunda s’est effectué pendant les grandes vacances de 1966. Le P. Bailleul en fut le premier recteur. Pour être complet nous indiquons brièvement la progression du collège actuel vers son état actuel. La promotion entrée en 7ème préparation en septembre 1959 et passée en 6ème latine en septembre 1960 est diplômée en juillet 1966 (diplômes homologués par le jury central). Voici le classement des élèves de la première promotion : Noël Nkelenge, Louis Nzala, Philippe Lundemba, Faustin N’teba, Cyrille Nsoki, Matthieu Mawana, Anasthase Muyombo, Ephrem Nzambu, Justin Diwula et Charles Kapende. L’élève Dominque Kahang-a-Rukonkish T. de la même promotion était allé faire sa rhétorique au collège Albert (l’actuel collège Boboto) à Léopoldville.

En septembre 1961 commencent deux cycles parallèles : les élèves sortant de la 7ème préparatoire entrent en 1ère C.O. : ils forment la première promotion de la section littéraire. En juillet 1967, il y a donc deux classes terminales : la dernière rhétorique Gréco-latine et la première 6ème littéraire. Pour la 6ème littéraire, ce sont les premiers examens d’Etat. Les examens, presque tous oraux, sont organisés sous la présidence d’un inspecteur mandaté par le Département de l’Enseignement. La délibération se fait sur place et la remise des diplômes au cours d’une séance solennelle à laquelle est invité son Altesse le Kyaambvu des Bayaka. Notons qu’en 1966-67 fut donné pour la première fois le cours de philosophie. Il n’avait pas de manuel, seulement un programme officiel et des indications bibliographiques.

Ne voulant pas être défavorisés par rapport à leurs cadets de 6ème littéraire, les rhétoriciens de Gréco-latine demandèrent que ce cours leur soit donné. Cela leur fut accordé, mais à condition que ce ne serait pas un cours libre et qu’ils feraient également des examens dans cette branche[8] Voici la liste des élèves de cette dernière rhétorique : Thomas Lungela, Omer Kutumisa, Gilbert Ifwanga, Grégoire Batila, Fidèle Sindani, Joseph Finunu, Adolphe Malemba, Constant Kaputu, Adrien Ilenda, Jean-Baptiste Nkosi, Edouard Nsukami, Grégoire Mengi, Alphonse Ndeki et Hilaire Ntalameso. Et celle des élèves de la première promotion de 6ème littéraire (en ordre alphabétique) : Zénon Batambula, Vincent Bimenga, Buloki, Ignace Ghata, Valère Itoka, Valère Kabambu, Emmanuel Kayolo,Giovanni Kuetukadila, Jean-Baptisite Luvunga, Isaac Mbemba, Paul Mulandu, Etienne Ngangu, Jean Nkololo, Gabriel Nlundikila, Joseph Nsoko, Zénon Ntembe, Constant Nzimba, Michel Nzingu, Martin Tsombo.

La section scientifique s’ouvre en septembre 1967 et cette promotion sortira en juillet 1971. C’est donc pendant l’année scolaire 1970-71 que les huit locaux du bâtiment des classes sont tous occupés pour la première fois. En 1974, durant la période de la zaïrianisation, le collège Saint Paul devient Institut N’temo. N’temo signifie lumière. Eteindre cette ‘Lumière’ qui brille depuis une bonne quarantaine d’années, c’est plonger dans les ténèbres tout le pays des Bayaka. Au cours de la même année, la direction du collège est confiée à un préfet laïc, M. Dionzo Zenu. Période de vicissitudes ! La collaboration entre les Jésuites et le Préfet Dionzo Zen ne sera jamais facile. Le P. Jan Cornelissen, supérieur de la communauté jésuite, se plaignait de la dégradation totale de la discipline. Le 14 juillet 1977, un communiqué officiel du Directeur Général de l’enseignement replaçait le collège sous la direction des Pères.

En septembre 1985, s’ouvre le Cycle d’Orientation au collège, sous le rectorat du P. Edouard Ndundu Massamba. Le P. Jan Evers est nommé officiellement Directeur des Etudes. En cette même année est introduit au collège le régime de l’externat. Les raisons de cette décision sont d’une part la baisse de niveau des écoles fournissant traditionnellement les élèves au collège (les C.O. de Pelende, d’Imbela, de Kingunda et de Kitenda, de Dinga, etc.) d’autre part, le fait que la plupart de ces C.O. tendent à se transformer en cycles longs, d’où pour le collège une difficulté croissante de recrutement. Sous le rectorat du P. Paul Sinu Kabongo, le collège devient en septembre 1992, une école mixte où les filles peuvent suivre les cours de sciences : mathématique, biologie et physique. Parmi ses anciens on compte déjà quelques vocations pour la Compagnie de Jésus et pour d’autres congrégations religieuses sans oublier les prêtres du clergé séculier.

Aujourd’hui 19 jésuites sont issus du collège de Kasongo-Lunda : les Pères Simon-Pierre Metena M’nteba, Augustin Isangu Mwana Mfumu, Dieudonné Mampasi Kapita, Willy Mandiangunu Mukwatsungu, Claude Moya Fatana, Godefroid Bambi Kilunga, Anicet N’Teba Mbengi, Alain Nkisi Nganda, Cyprien Bwangila Ibula, Mankubu Kasongo, Ghislain Kabamaba Mulumba ; les scolastiques Marcel Kapiangu Ndengo, Emmanuel Lundemba Makuta, Julien Ntendo Biasalambele, Jean-Claude Bindanda Kiala, Antoine Basunga Nzinga, Alexandre Batuhola Munganu, Pierre Moyo et Simon-Pierre Nsindu. Pour les autres congrégations, on compte les Pères Godefroid Manunga, svd, Michel Mambulau Lengi, clarétain, les scolastiques prémontrés Emmanuel Kabeya et Faustin Kusisa.

Et pour le clergé séculier, un grand nombre de prêtres ont étudié au collège : Mgr Louis Nzala Kianza , les abbés Albert Bisweko Lenza, Fidèle Buloki Yengi, Antoine Fungadiso Ledon, Barnabé Ikana Pfutila, Anasthase Ikomba Kalala, Cyrille Ikomba Mankelele, Noël Izenzama Mafuta, Valère Kabambu Lemba, Baudouin Kabambu Nkuti, Crispin Kabeya Kipana, Narcisse Kabeya Makweta, Dominique Kahang- a-Rukonkish, Charles Kapenda, Louis Khama Mosi,Cléophas Kheni Butuka, Puis Kimbila Ngundu, Grégoire Lukibu Bisia, Floribert Mafuta, Zéphyrin Malembe Mbangi, Ernest Mayengele Mbemba, Henri Masina meto, Samuel Mbala Kasa, Hilaire Mitendo N’kelenge, Eugène Munsaka Kabeya, Bernard Mutombo Madimu leng-Leng, Marcellin Mutombo, Charles ndaka Salbisala, Alphonse Ndeki Tshimbidji, Delphin Nkwampangi, Anicet Ngoy Manzanza, Justin Iwutu Nkinzi, Onésime Nsindu Kumbana, Benoît Nzonzidi Matumona, Phoca Pfunga Pfunga Kanianga, Venant Sumba Sumba Mungondi, André Zandu Kayimbi, Jean-Pierre Bikunda, Désiré Tsumbi Yamfvu, Fortunat Nsingu, Rodolphe Biondo, Jean-Maire Mathuka, Paul Mbala, Guy Richard Bisalamoko, Roland Katandu, Dagobert Luse Mbundu Bana et Alfred Ikalaba.

Il est évident que l’apostolat de l’éducation est un secteur important parmi les ministères grâce auxquels la Compagnie de Jésus apporte son aide aux jeunes et partage avec eux son héritage éducatif. Au collège N’temo ou ailleurs, de nombreuses questions peuvent se poser concernant l’efficacité[9] actuelle de l’enseignement dispensé. Permet-il la poursuite des fins apostoliques de la Compagnie de Jésus ? Peut-il répondre aux besoins des hommes et des femmes de notre époque ? Contribue-t- il à la mission créatrice et salvatrice de l’Eglise, dans le temps présent et pour l’avenir ? « Comme tous les autres collèges jésuites, il peut faire face avec confiance aux défis de notre temps et de l’avenir s’il demeure fidèle à son héritage jésuite »[10]

Nous le savons, il a toujours existé quelques principes fondamentaux qui ont gouverné l’œuvre de l’éducation des collèges jésuites. La formation au collège de Kasongo-Lunda n’est pas seulement intellectuelle mais elle s’étend à d’autres domaines de liberté. Il y a une attention à la qualité de l’enseignement, à tous les aspects de l’éducation et à une intégration humaine et chrétienne des différentes branches du savoir. Comme dirait le Père Simon Decloux : « Un souci majeur est aussi la formation d’hommes et de femmes responsables, capables d’orienter la société, à travers l’exercice de leur profession et de leur participation sociale »[11]

4. COMPOSITION ANNUELLE DES JESUITES EDUCATEURS DE 1958- 2009[12]

Kingunda

58-59 Hilaire Naessens (Supérieur)
Jan Thienpont
Charles Van den Bergen

59-60 Hilaire Naessens (Supérieur)
Abbé Wenceslas Sukoup,

Jan Thienpont
Charles Van den Bergen,
Robert Hermans

60-61 Hilaire Naessens(Supé rieur)
Hugo Beyens,
Carlos Depoorter
Jan Thienpont,
Charles Van den Bergen

61-62 Hilaire Naessens(Supé rieur)
Hugo Beyens,
Jan Thienpont
Marc Buysse,
Alain van der Beken
Xavier Paricio

62-63 Hilaire Naessens (Supérieur)
Hugo Beyens,
Jan Thienpont,
Marc Buysse
Alain van der Beken,
Xavier Paricio
Léonard Leclair,
Vincent Van Haelst

63-64 Hilaire Naessens (Supérieur)
Beyens Hugo,
Fr Joseph De Merechy,
Hubert Van Roy,
Marc Buysse,
Fr Delphin Mboma,
Frans Rens
Vincent Van Haelst

64-65 Hilaire Naessens (Supérieur)
Maurice Delbaere,
Jean-Marie Aresti,
Fr Joseph De Merechy
Robert Hermans,
Frans Rens,
Clément Poelmans,
Hubert Van Roy
Marcel Wouters

65-66 Hilaire Naessens(Supé rieur.)
Maurice Delbaere,
Alphonse Ntenda,
Fr Joseph De Merechy
Jan Evers,
Frans Rens,
Fr Joseph Dinganga,
Clément Poelmans
Hubert Van Roy,
Marcel Wouters

KASONGO-LUNDA

66-67 Henri Bailleul(Supé rieur)
Maurice Delbaere
Jacques Bellière,
Fr Sabino Otano
Jan Evers,
Octave Ugirashebuja,
Clément Poelmans
Hubert Van Roy

67-68 Henri Bailleul (Supérieur)
Maurice Delbaere,
Alain Delville,
Fr Jan Caers
Jan Evers,
Clément Poelmans
Hubert Van Roy

68-69 Henri Bailleul(Supé rieur)
Maurice Delbaere,
Alain Delville,
Fr Jan Caers
Jan Evers,
Xavier Lizan
Clément Poelmans,
Hubert Van Roy

69-70 Henri Bailleul (Supérieur)
Pierre Baton,
Mateo Aguirre
Jan Cornelissen,
Maurice Delbaere,
Clément Poelmans,
Hubert Van Roy

70-71 Henri Bailleul(Supé rieur)
Pierre Baton
Fr Joseph De Merechy
Joris Belmans,
Johan Cornelissen,
Maurice Delbaere,
Clément Poelmans,
Vincent Van Haelst

71-72 Joris Belmans (Supérieur)
Conrad de Crombrugghe
Alejandro Aldanondo
Pierre Baton,
Hubert Dupont,
Fr Joseph De Merechy
Johan Cornelissen,
Maurice Delbaere,
Clément Poelmans,
Vincent Van Haelst

72-73 Joris Belmans (Supérieur)
Conrad de Crombrugghe
Pierre Baton,
Alejandro Aldanondo,
Fr Joseph De Merechy,
Johan Cornelissen
Hubert Dupont,
Maurice Delbaere
Clément Poelmans,
Vincent Van Haelst

73-74 Joris Belmans (Supérieur)
Julien Markey,
François Philips
Fr Joseph De Merechy,
Johan Cornelissen
Maurice Delbaere,
Eugène de Strycker,
Juan Irazabal,
Firmin Kisome,
Clément Poelmans,
Vincent Van Haelst

74-75 Joris Belmans (Supérieur)
Pierre Baton,
Jef Van Gerwen,
Fr Jan Caers
Johan Cornelissen,
Carlos Depoorter
Eugène de Strycker,
Vincent Van Haelst,
Luc van den Steen,
Fernando Prado Ayau

75-76 Johan Cornelissen (Supérieur)
Georges Foulon,
Michel Lambotte
Pierre Baton,
Jan Bekaert
Vincent Van Haelst

76-77 Johan Cornelissen (Supérieur)
Julien Markey
Fr Victor Mananga
Pierre Baton,
Jan Bekaert
Eugène de Strycker,
Vincent Van Haelst

76-77 Johan Cornelissen (Supérieur)
Julien Markey,
Fr Victor Mananga
Pierre Baton,
Jan Bekaert
Eugène de Strycker
Vincent Van Haelst

77-78 Guillaume Konda (Supérieur)
Gérard Verbraeken,
Pierre Baton
Jan Bekaert,
Eugène de Strycker
Fons Swinnen,
Vincent Van Haelst

78-79 Guillaume Konda (Supérieur)
Gérard Verbraeken,
Fr Sabino Otano
Pierre Baton,
Eugène de Strycker
Fons Swinnen,
Vincent Van Haelst

79-80 Guillaume Konda (Supérieur)
Gérard Verbraeken,
Ludwig Van Heucke
Pierre Baton,
Jan Bekaert
Eugène de Strycker,
Vincent Van Haelst

80-81 Guillaume Konda (Supérieur)
Gérard Verbraeken,
Ludwig Van Heucke
Eugène de Strycker,
Jan Evers
Fons Swinnen,
Vincent Van Haelst

81-82 Guillaume Konda (Supérieur)
Gérard Verbraeken,
Eugène de Strycker
Jan Evers,
Fons Swinnen,
Vincent Van Haelst

82-83 Guillaume Konda (Supérieur)
Gérard Verbraeken,
Guy Baton
Eugène de Strycker,
Conrad de Crombrugghe
Jan Evers,
Fons Swinnen

83-84 Edouard Ndundu (Supérieur)
Guy Baton,
Conrad de Crombrugghe
Eugène de Strycker,
Jan Evers
Fons Swinnen

84-85 Edouard Ndundu (Supérieur)
Guy Baton,
Simon Metena
Fr Martin Tulengi,
Conrad de Crombrugghe
Lucien Madiangungu,
Fr Ignace Urcola
Eugène de Strycker,
Jan Evers

85-86 Edouard Ndundu (Supérieur)
Mgr Pierre Bouckaert,
Jean-Baptiste Ayala
Fr Martin Tulengi,
Guy Baton
Lucien Madiangungu,
Fr Ignace Urcola
Jan Bekaert,
Jan Evers

86-87 Edouard Ndundu (Supérieur)
Mgr Pierre Bouckaert Jean-Baptiste Ayala
Fr Martin Tulengi,
Baton Guy
Jean-Baptiste Mimunu,
Fr Ignace Urcola
Jan Bekaert,
Jan Evers,
Paul Smolders

87-88 Edouard Ndundu (Supérieur)
Mgr Pierre Bouckaert,
Jean-Baptiste Mimunu
Fr Theo Brebels,
Guy Baton
Manzambi Landi,
Fr Martin Tulengi
Paul Smolders,
Pierre Vata,
Charles Veldeman

88-89 Edouard Ndundu (Supérieur)
Frans Smeesters
Donatien Bafuidinsoni
Paul Smolders,
Joseph Diakiese
Charles Veldeman

89-90 Paul Sinu (Supérieur)
Guy Baton
Dieudonné Bembide,
Fr Joseph Dinganga
Frans Smeesters
Willy Madiangunu
Charles Veldeman,
Jacques Ngoma

90-91 Paul Sinu (Supérieur)
Guy Baton,
Jacques Ngoma
Fr Théo Brebels,
Hilaire Naessens
Liévin Naniakweti,
Charles Veldeman

91-92 Paul Sinu (Supérieur)
Guy Baton,
Jacques Bakwem ,
Alain Nkisi
Fr Théo Brebels,
Hilaire Naessens
Charles Veldeman

92-93 Paul Sinu (Supérieur)
Guy Baton
Mushizi Giavira
Fr Benito Sancha,
Hilaire Naessens
Anicet N’Teba,
Charles Veldeman

93-94 Paul Sinu (Supérieur)
Guy Baton
Jean-Bienvenu Bilongo
Fr Benito Sancha,
Lucien Madiangungu
Claude Yumbi,
Hilaire Naessens
Charles Veldeman

94-95 Paul Sinu (Supérieur)
Guy Baton,
Jean-Bienvenu Bilongo,
Fr François Nkololo
Lucien Madiangungu,
Paul Luyimi
Charles Veldeman,
François-Xavier Mukini

95-96 Kapitula Nzanzu (Supérieur)
Etienne Blanpain
Joachim Dianzungu
Guy Baton
Freddy Mugen
Crispin Mbala
François-Xavier Mukini
Charles Veldeman

96-97 Kapitula Nzanzu (Supérieur)
Guy Baton
Stéphane Kazadi
Etienne Blanpain
Joachim Dianzungu
Charles Veldeman
Freddy Mugen
François-Xavier Mukini

97-98 Kapitula Nzanzu (Supérieur)
Guy Baton
Stéphane Kazadi
Masongolo Kinkela
Julien Mutombo
Charles Veldeman
François-Xavier Mukini

98-99 Kapitula Nzanzu (Supérieur)
Guy Baton,
Joseph Masongolo
Fr Willy Mayuma
Julien Mutombo,
Charles Veldeman
François Nakahosa,
Pierre Umba

99-00 Vincent Van Haelst
Joseph Masongolo
Emmanuel Bueya,
Fr François Nkololo
Liévin Naniakweti,
François Nakohosa

00-01 Vincent Van Haelst
Joseph Masongolo,
Emmanuel Bueya
Fr François Nkololo,
Liévin Naniakweti
Jean-Charles Kubanabantu,
Emmanuel Kilonda

01-02 Vincent Van Haelst
Etienne Blanpain
Emmanuel Bueya
Joseph Masongolo,
Emmanuel Kilonda,
Jean-Charles Kubanabantu

02-03 Vincent Van Haelst
Etienne Blanpain
Fulgence Lufutu
Willy Mandiangunu
Jean-Pierre Luzolo
Modeste Mankubu,
Yves Menanga
Jean-Louis Moka

03-04 Vincent Van Haelst
Fr.Félicien Ganzozi
Fulgence Lufutu
Willy Mandiangunu
Liévin Kambundi
Jean-Pierre Luzolo,
Alain Nzadi-a-Nzadi

04-05 Vincent Van Haelst
Willy Mandiangunu
Fr Félicien Ganzozi
Aimé Mate,
Fr Jacques De Meester
Liévin Kambundi,
Stanislas Kimpeye
Alain Nzadi-a-Nzadi

05-06 Vincent Van Haelst
Willy Mandiangunu,
Fr Félicien Ganzozi
Aimé Mate,
Fr Jacques De Meester
Farid Kikienge,
Stanislas Kimpeye
Rodrigue Ntungu

06-07 Max Senker
Aimé Maté
André-J. Makwa
Fr Jacques De Meester
Dieudonné Mampasi
Farid Kikienge
François Nakahosa
Rodrigue Ntungu

07-08 Max Senker
Aimé Mate,
André-J. Makwa
Fr Jacques De Meester
Dieudonné Mampasi,
Bahati Wilfried,
Fr Joseph Miense
François Nakahosa,
Talabulu Godefroid

08-09 Max Senker
Dieudonné Mampasi,
Gauthier Mavila,
Fr Jacques De Meester,
François Nakahosa
Théod. Mubwa,
Fr Joseph Miense

Puisse le collège de Kasongo-Lunda demeurer la ‘lumière’ du Kwango, du Congo pour la plus grande gloire de Dieu. Bonne et sainte année 2009 !

P. Anicet N’TEBA, S.J.
Collège Saint Michel
Bruxelles-Belgique

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[1] Pour en savoir davantage lire avec intérêt notre livre : Anicet N’TEBA MBENGI., S.J., Jésuites et Franciscaines Missionnaires de Marie à Kingunda-Kwango 1927-1961, Editions Loyola, Publications Canisius, 2004, pp. 117-133
[2] Propos recueillis auprès du P. Jan Evers, Maison Provinciale Kinshasa-Gombe, mai 2004.
[3] Information reçu du Père Hilaire Naessens, Gand (Belgique), mai 2004
[4] Dans un entretien que j’ai eu à Kisantu en juin 2000, avec le P. Victor Mertens, premier vice-provincial (1957-61) et provincial (1961-66) de la Province d’Afrique Centrale de la Compagnie de Jésus, ce dernier m’a confirmé qu’il n’avait jamais été question d’un petit séminaire pour la Compagnie de Jésus mais plutôt d’un collège. En sa qualité de supérieur majeur, le P. Victor Mertens l’avait bien précisé à Mgr Verwimp. Encore aujourd’hui, certains pensent que le collège est un petit séminaire. ce qui est absolument faux, même si au sein du collège on trouve un groupe de vocation appelé dans le passé ‘groupe des séminaristes’. C’est tout à fait normal que dans un collège de la Compagnie de Jésus, les Pères accordent un soin spirituel aux élèves qui se sentent appelés à servir le seigneur dans la vie religieuse ou sacerdotale.
[5] Lire les pages 123à125 de notre livre.
[6] Lettre n°60/CAB/0974/ 65/TP du Cabinet du Ministre des Travaux Publics, Albert Delvaux, député National et Ministre des travaux Publics du Gouvernement Central, Léopoldville, 10 octobre 1965, Archives de la Province d’Afrique Centrale de la Compagnie de Jésus , Carton n°2272, Kasongo-Lunda, Collège N’temo.
[7] Cf. pp. 126-127 de notre livre..
[8] Information reçue du P. Jan Evers, à l’époque titulaire de ce cours, Maison Provinciale Kinshasa-Gombe, mai 2004..
[9] L’une des difficultés que connaissent les collèges de la province d’Afrique centrale de la compagnie de Jésus, en particulier le Collège de Kasongo-Lunda, ces dernières décennies et qui influe sur la qualité de la formation est l’instabilité de l’équipe formatrice jésuite, souvent constituée en majeure partie des scolastiques régents qui doivent toujours malheureusement interrompre leur enseignement pour continuer la formation. Or, nul n’ignore la force de la tradition et de la constance en matière d’enseignement dans les collèges jésuites.
[10] Les caractéristiques de l’Education jésuite. Avant –Propos 2.
[11] Decloux, S., La voie ignatienne. Pour la plus grande gloire de Dieu, DDB, Bruxelles, 1983, pp. 63-64.
[12] Listes reçues de la part du Père Luc van den Steen, Procure des Missions, rue de la Reine , 141, Bruxelles-Belgique.

Père Anicet Nteba

 

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